thème: RapJazz

Déjà un gros merci à vous pour cette initiative et pour la qualité des discussions !

L’idée des thématiques m’a emmené à vous écrire le premier commentaire de ma vie sur internet.

Depuis pas mal d’années quand on parle de rap je cite une partie du rap français sous l'appellation « Rap jazz ». 
Cette dénomination fut source de gros débats dans mon entourage pour qui ce terme définit une partie des origines du hip hop américain, puis un type de Hip Hop Old school en opposition à l’apparition du grangsta rap et aujourd’hui une référence à un type de sample, de scène ou de crossover.

Le RapJazz est complètement défini aux Etats-Unis par l’importance du jazz dans l’histoire de la zik et de la cultureaméricaine avec du jazz-rap ( album postume de Miles Davis, Guru, Quasimoto...) ou du hip hop (A Tribe Called Quest à The Roots, Common ou De la Soul, Mos Def et Talib Kweli, et moins visible comme J-Live, ou encore Apani B. FLy Emcee…).

Le rap jazz est un synonyme de début du rap ou de hip hop « conscient » ou intello pour les Etats-Unis quand on regarde l’histoire de la musique et a continué dans les années 2000 avec Abstrackt Keal Agram, Beat Assaillant (qui traîne beaucoup trop dans les jazz club de notre capitale), Dela ou SWHAT?!...

J’ai l’impression qu’il s’est diversifié et continue aujourd’hui avec d’un côté des Kamasi Washington qui fait venir plein de rappeurs, Kassa Overal, même Kendrick qui fait appel à Robert Glasper et Thundercat, Injury Reserveet, HornDogz et Saxmachine (je crois même que c’est un français derrière) d’un autre côté la présence de nombreuses scènes un peu plus indé comme à New Orleans, Chicago ou en Californie...

Bref, peut-être je dis de grosses conneries mais voilà la définition que j’en fais.
En France le rap jazz me semble regrouper deux parties : des fondamentaux du hip-hop 
et plus récemment un rap jazz autonome, comme une catégorie à part entière.

Ce dernier, peu évoqué dans les médias rap, peut-être culturellement plus bourgeois (en même temps le mot jazz en France en 2020 résonne cave à jazz dans le 6è avec chandelle et whisky japonais), et peut-être plus écouté par des vieux fans de rap, des jeunes de groupes sociaux un peu élevé errants la nuit dans les rues de Paris ou des autres grandes villes de France : Toulouse, Bordeaux, Lyon, Nantes ou des provinciaux amoureux des festivals :

Alliance Ethnik (les pères fondateurs?)

MC Solaar (le dieu) – prose combat ?

Oxmo (le prophète) - Cactus de Sibérie 
- Lipoppette Bar avec The Jazzbastards
- Au payx d’Alice avec Ibrahim Maalouf

Rocé (l’apôtre) – Identité en crescendo (le man a quand même invité Archie Shepp)

Abd El Malik (le guerrier)

Hocus Pocus (les maîtres) - 73 Touches
+ Soul Square

La Cédille – Vu du Large

Milk Coffee and Sugar - Milk Coffee and Sugar (les plus rafraichissants et il faut check tout ce qu’ont fait en solo Gael et Edgard)

Jazz Liberatorz - Clin D’oeil (le chef d’oeuvre absolue de cette idée mais difficile à dire que c’est un album de rap français)

Kacem Wapalek – Je vous salis ma rue 

Népal ( et en général l’Entourage, certes marqué par Time Bomb ou d’autres vrais kickeurs mais quand on écoute le 5 Maj, groupe de Nekfeu ou l’album « jeune entrepreneur » de l’Entourage il y a un côté jazzy comme jamais).
The Hop / Jazzy Bazz / Espiiem / Kema

Kondho - Soul Inside 

Vincelow – BT2 
Féfé – Tout ce qu’il a fait sans le Saian


Et il en manque évidemment beaucoup.

Pour conclure le jazz est présent partout dans le début du rap même en France de Assassin aux Sages Poètes, de la Rumeur au grand Dj Medhi.  Est-ce que en fait le jazz et le rap ne sont pas la même chose, une suite logique ? 

Peut-être ici diviser en deux parties les pionniers du hip hop avec le rap jazz actuel ?

Et quel nom donner à ce hiphop jazz français plus moderne ?
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